Dystopique cahier 1

Une ado dégourdie

Mia a presque 15 ans. Elle estime que le monde tourne à l’envers du bon sens. Son papa est du même avis, mais il ne veut pas faire de vagues. Par contre, sa maman est à fond dans le système qui tient en laisse les citoyens sous prétexte de bien-être. Pour surveiller le peuple, le robot-chien « Thalès, le chien santé-sécurité toujours à tes côtés », qui relègue Big Brother au rang de gadget pour nourrisson.

Échapper à Thalès est le but de Mia, de son père et d’un petit voisin qui ne supportent plus cette vie propre, en ordre, sanctionnée et tellement ennuyeuse.

Mia va donc noyer Thalès et, avant que le service de sécurité ne débarque, ils mettent tous les trois les voiles, rejoignant les rebelles par un souterrain secret. De l’autre côté, ils rencontrent Yves qui a fui depuis longtemps le bonheur sous perfusion. Et les voilà qui s’installent. Ils apprennent à bricoler, à vivre sans électricité, à s’occuper du jardin. Le bonheur… jusqu’au moment où Yves passe l’arme à gauche, malheur suivi par la visite d’un couple high-tech qui leur fait comprendre qu’ils occupent leur terrain et qui risque de leur attirer les pires ennuis, vivant eux aussi sur terrain rebelle, avec un super Thalès. Hop, ni une ni deux, nos trois aventuriers reprennent la route, abandonnant leur pote Yves dans sa dernière demeure. Ils partent direction la mer, mais Mia blessée doit être soignée d’urgence. Elle est prise en charge par une médecin très professionnelle qui gère d’une main de fer un petit groupe de rebelles. Mia, qui ne s’en laisse pas conter, mène son enquête et découvre que la toubib est au service de l’Autorité qui domine le monde qu’ils ont fui.

Mia décide donc d’échapper à cette nouvelle Big Sister, mais ni son père ni son petit voisin ne veulent la suivre. Ils apprécient leur nouvelle existence. Et voilà Mia envolée vers de nouvelles aventures. Peut-être qu’elle rédigera la suite de cette dystopie dans un volume 2…

Écrit par une auteure chaux-de-fonnière qui ne peut pas vivre en Suisse, trop chère pour elle, son livre est signé d’un pseudo. Drôle d’idée, car les jeunes lecteurs et les parents qui s’y retrouveront, appréciant cette dystopie pétillante, qui offre au lecteur des réflexions d’ado, soutenues par un langage et un vocabulaire adéquats… et nul n’ira se plonger dans les autres œuvres de la mystérieuse Léa Brach.

On attend le deuxième cahier avec impatience !

Léa Brach: DYSTOPIQUE cahier, roman, Ed. Centre de recherches périphériscopiques, Oleyres, 2023, 112 p.

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