les derniers articles à ce jour

  • Ouragans tropicaux
    Il voulait l’écrire depuis longtemps, Mario Conde, son roman. Mais, prisonnier d’une vie de flic tumultueuse, il n’a jamais eu le temps. Il a changé de profession, est devenu libraire et brocanteur et s’est enfin plongé dans la rédaction de son récit, lequel se déroule alors que les populations craignent l’arrivée de la Comète de Halley, en 1910. Conde met en scène un personnage réel, Alberto Yarini, bourgeois cultivé, homme politique et proxénète, auquel l’auteur, Leonardo Padura, avait consacré deux études dans la presse, alors qu’il était journaliste en 1987. Conde imagine des meurtres sordides de prostituées, relatés par un jeune policier de l’époque
  • Flic
    l’heure où la police, en France, se déchaîne contre les lycéens qui réclament davantage d’enseignants, des locaux salubres, des repas à tarifs réduits, entre autres, il est temps de relire « Flic » de Valentin Gendrot, compte-rendu d’un reporter infiltré dans la police, paru en 2020.
  • Les coquillages de M. Chabre
    On est ici loin, très loin des Rougon-Macquart. Il a fallu, pour que cette nouvelle existe, la grande fatigue de l’auteur en juillet 1876. Il a abandonné l’écriture des derniers chapitres de « L’Assommoir », pour aller se reposer avec sa famille et celle de son éditeur dans un petit port de Bretagne. Mais n’échappe pas à la littérature qui veut. Profitant du farniente bienvenu en bord de mer, voilà que le bleu du ciel bouscule le noir charbon de l’oeuvre du chef de file du naturalisme et impose un délicieux bijou, « Les Coquillages de M. Chabre », l’histoire d’un couple dépareillé, qui allie la beauté évaporée d’Estelle, la jeune épousée de 18 ans, à la lourdeur de son vieux mari, 45 ans, M. Chabre. Riche et un peu pingre, celui-ci n’a qu’un désir, être père. Mais après quatre ans de mariage, le ventre de la blonde Estelle reste désespérément plat. M. Chabre consulte son médecin, qui lui conseille un séjour en bord de mer où il se nourrira exclusivement de coquillages et autres produits marins, lui promettant ainsi un retour à la fertilité.
  • Une unique lueur
    Pour les aficionados du polar, Fred Vargas coche toutes les cases de la réussite du genre : un flic un peu barge, Jean-Baptiste Adamsberg, une équipe tout aussi larguée, des méandres d’enquête où une chatte ne retrouverait pas ses petits. Et, à propos de félins, un chat qui roupille sur la photocopieuse. L’originalité de cette brigade atypique ne se dément pas au fil des 11 épisodes de la série Adamsberg (plus un douzième recueil de nouvelles). L’ultime récit, « Une Unique lueur », a obtenu des critiques dithyrambiques, tous médias français confondus. A croire que le nom seul de l’auteure suffit à bannir le moindre sens critique.
  • Sécheresse
    James Graham Ballard n’est pas connu pour son optimisme béat. Au travers de sa « Trilogie du béton » et de la « Tétralogie apocalyptique », l’auteur britannique, né à Shanghai, a écrit des romans de science-fiction parmi les plus sombres du genre. « Sécheresse », issu de la tétralogie, suit « Le Monde englouti », présenté l’an dernier par La Baronne.

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