les critiques littéraires de la baronne Bernadette

depuis son boudoir, Bernadette Richard pose son regard sur des parutions passées, présentes et à venir…

la dernière critique publiée…

  • Les coquillages de M. Chabre
    On est ici loin, très loin des Rougon-Macquart. Il a fallu, pour que cette nouvelle existe, la grande fatigue de l’auteur en juillet 1876. Il a abandonné l’écriture des derniers chapitres de « L’Assommoir », pour aller se reposer avec sa famille et celle de son éditeur dans un petit port de Bretagne. Mais n’échappe pas à la littérature qui veut. Profitant du farniente bienvenu en bord de mer, voilà que le bleu du ciel bouscule le noir charbon de l’oeuvre du chef de file du naturalisme et impose un délicieux bijou, « Les Coquillages de M. Chabre », l’histoire d’un couple dépareillé, qui allie la beauté évaporée d’Estelle, la jeune épousée de 18 ans, à la lourdeur de son vieux mari, 45 ans, M. Chabre. Riche et un peu pingre, celui-ci n’a qu’un désir, être père. Mais après quatre ans de mariage, le ventre de la blonde Estelle reste désespérément plat. M. Chabre consulte son médecin, qui lui conseille un séjour en bord de mer où il se nourrira exclusivement de coquillages et autres produits marins, lui promettant ainsi un retour à la fertilité.

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