28 novembre 2025 (Yves Robert Absent le 27)
Afin de nous retrouver et de discuter de manière conviviale à propos du projet d’appartement commun, nous vous proposons de partager une fondue ou une raclette.
informations à suivre…
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Dès l’annonce de l’audacieux projet de Capitale culturelle, il m’est apparu que quelque chose vrillait faux derrière le décor et sa publicité, l’engouement politique et les séances participatives promises aux petites mains de la culture.
Au fil d’articles publiés sur le site du GrandGazomètre, je m’évertuerai à traquer l’éléphant dans la pièce.
Cela sera mes hypothèses, une manière de faire république, d’être citoyen en espérant décoder et comprendre ce que génère cette manifestation d’ampleur.
Lorsqu’un train est lancé à pleine vitesse, fou serait celui qui s’évertuerait à l’arrêter de ses mains.
Toutefois, le mécanicien informé de la solidité relative du pont enjambant la rivière et les ravins devrait, de lui-même, actionner le frein d’urgence.
Dans les logiques économiques et politiques du moment, ce convoi est sur les rails et il traverse la plaine, avec fracas, en direction de sa destination, vaille que vaille.
Il est inarrêtable sans l’intervention des pouvoirs publics, alors l’enjeu de mes réflexions est ailleurs, soit dans un endroit où se construit une pensée personnelle, une envie de cohérence, surtout, respecter le pourquoi j’écris du théâtre, pourquoi je suis un citoyen de ce territoire avec l’impression d’être entre deux portes, d’être témoins de l’effondrement du monde d’avant en attendant celui d’après.
En fait, le raidissement d’une bourgeoisie culturelle dominante avant que tout change pour que rien ne change.
La première étape de la résolution d’un problème (l’éléphant dans la pièce), c’est reconnaître qu’il y en a un (Jeff Daniels dans The Newsroom).
La question doit être abordée de manière systémique et non personnelle, autrement dit, la compréhension du problème doit faire abstraction des protagonistes en tant qu’individu.
Si parfois la description semble cruelle, il faut garder à l’esprit qu’elle concerne plus une situation qu’une personne.
Les hypothèses ne sont pas là pour déterminer la pertinence des choix de l’un ou de l’autre, mais d’en prévoir les conséquences.
Une hypothèse est une tentative de compréhension de l’événement en cours de réalisation, et non, une estimation de la justesse des actions.
Dans les événements, chacun se place à l’endroit semblant le plus pertinent afin d’assurer la qualité de vie et de relation sociale.
C’est une liberté fondamentale qui ne peut être contestée, quand bien même le système se révèle délétère.
Cette liberté fondamentale est variable, que l’on soit dans l’aire des dominants ou dans l’espace des dominés.
Cette dernière constatation faite, la remise en cause critique du système doit principalement se faire en regard des actions des dominants, les (presque) seuls détenteurs du pouvoir, donc de la responsabilité.
Pour paraphraser une autrice romande, je dirais que l’on doit critiquer l’usine et ses patrons en veillant d’épargner les ouvriers.
Toutefois, les innocents font partie du paysage et, parfois, une certaine forme de lucidité se révèle cruelle.
Cette cruauté ne réside que dans la teneur des faits, nulle part ailleurs.




































Carlo Giuliani a été tué le 20 juillet 2001 à la piazza Gaetano Alimonda durant les émeutes anti-G8 – je suis passé là en 2019 et en 2025.




Dans le petit cimetière des Éplatures, juste à côté de l’aéroport, suite à une erreur en avril ou en mai, la tombe de ma sœur et de mon père est détruite.
D’abord, une fureur glacée, puis une tristesse de marbre, un froid sur les épaules.
Aujourd’hui, j’ai erré au cimetière de Gênes, une sorte d’exorcisme.









Qui vole nos fleurs
meurt bientôt comme nous
les âmes subtiles de la galerie




L’homme est dans le métro. Il égraine un chapelet. Son visage laisse transparaître une absence ou une solitude, son teint indique qu’il ne vient pas d’ici et les passagers le regardent avec méfiance. À la deuxième station, un agent de sécurité, armé d’un pistolet, entre dans la rame et se tient debout, à côté de l’homme. Certains voyageurs paraissent soulagés, lui ne remarque rien et le garde l’ignore. Désireux d’acquérir les sons de la rame circulant, j’enclenche mon enregistreur numérique, regardant très loin au delà des vitres afin d’attirer le moins possible l’attention. Le tunnel est sombre, il n’y a rien à voir. J’ai oublié mes écouteurs et je ne peux pas contrôler la qualité de la prise de son. J’ai fait une photographie de la station de Brin, mais je n’imagine pas possible de faire des clichés à l’intérieur du métro. Il n’y a qu’une photo, c’est celle-ci. L’homme inquiétant descend à la station suivante, et moi, je je sors deux stations après, place Ferrari. J’ai envie d’un « ciocolata caldo », on me sert un Apérol Spritz, il n’y a plus de ciocolata. La journée est maussade, parfois il pleut.
Selon les journaux, le Pakistan et l’Inde se demandent s’ils doivent entrer en guerre.



Deux dames et leurs petits chiens papotent dans un café avec des tables et des lustres. On me sert enfin un « ciocolata caldo ». Je demande si je peux photographier les deux chiens, elles disent oui. Le chocolat chaud a une odeur de fromage, rien à voir avec celui que j’avais dégusté une semaine avant, à Turin, chez Baretti & Milano.
Je ne sais rien de plus sur le Pakistan et l’Inde.














