Un jardinier est chargé du quartier des enfants d’un cimetière municipal. Cette situation réveille en lui le souvenir de lointaines tragédies. Avec l’imagination en rempart contre la souffrance, il se réfugie peu à peu dans une vie parallèle où chacun de ses gestes quotidiens a valeur d’œuvre réparatrice. Sans pathos, sans morbidité déplacée, juste pour contrer la maladie de l’oubli, Thomas Sandoz se mesure à l’un des ultimes tabous, celui de la mort des enfants en bas âge. Un récit entre ombres et lumières, retenu et désarmant.
dessin de couverture de Mandril
Prix Schiller 2011
association d’aide à la création littéraire – 2300 La Chaux-de-Fonds – contact
Pour utiliser le langage cinématographique, on peut dire que Léa est une sorte de «remake» de Adolphe. Benjamin Constant y fait même une brève apparition, en «guest star». Mais Léa n’est pas Ellénore. Pas question pour elle d’abandonner ses enfants ni de se laisser entraîner dans une passion dévorante..
image de couverture de Gilbert Pingeon
association d’aide à la création littéraire – 2300 La Chaux-de-Fonds – contact
Ascension, grandeur et décadence d’un conseiller d’Etat, raconté au scalpel dans ses agissements politiques mais aussi dans ses dérives intimes. Une fiction plus vraie que nature.
image de couverture de Xavier Voirol
association d’aide à la création littéraire – 2300 La Chaux-de-Fonds – contact
On voulait souffrir, puisque l’amour était – toutes les chansons le disaient – un voyage entre paradis et enfer. En attendant de commencer à vivre, on esquissait les chorégraphies entrevues au Grand Échiquier : œillades, tête penchée, lèvres gourmandes, on mimait avec ravissement cette féminité convenue. Laborieusement fatales, on s’évadait doucement de l’enfance.
image de couverture de Daniel Gonzalez
association d’aide à la création littéraire – 2300 La Chaux-de-Fonds – contact
Voici le roman d’un homme qui meurt et s’en va seul, loin des siens. Son esprit libère des illuminations perdues où s’entremêlent les souvenirs de sa propre vie avec des bribes de la mythologie et de la barbarie humaine. Une animalité primaire s’ébauche en lui, affranchie de toute civilisation et de toute morale. Il se dépouille de sa condition d’homme et devient un fauve, un léopard… un tueur.
illustration Sandra Lizzio
entre les lignes – interview d’Yves Robert par Jean-Marie Félix et lecture de Claude Thébert
Alors que sa petite vie de vieille dame semble s’effilocher, notre héroïne de la banalité fait une rencontre qui l’ouvre au monde et au désir de voyage. Un roman du troisième âge qui retrouve les ferments de la jeunesse.
encre de couverture de Loraine Monnin
association d’aide à la création littéraire – 2300 La Chaux-de-Fonds – contact
Chaque jour pendant une année, l’auteure décrit le pré qui l’entoure, depuis la table de sa roulotte.
Dans le défilé des saisons, au fil des pages, on est «capturé» avec douceur par les notes d’une documentariste du quotidien à l’imagination arachnéenne.
Lève-toi, arpente cette terre, laisse-toi happer par elle, un jour tes cendres se mêleront à la renaissance d’un printemps, ici, pas ailleurs. Peut-on s’affranchir de sa patrie en se grisant sous tous les cieux du monde?
Après une vie nomade, un photographe constate que sa terre natale est semblable à tous les paysages traversés. Un retour aux sources et une ode à la nature.
llustration de couverture de Catherine Aeschlimann
avant d’écrire dans le tumulte parfois placide // des paysages des bourrasques de Neuchâtel // m’adresse aux monticules tracés à la règle // à la pointe par Aloïs Dubach prends mon élan // lustre mon déséquilibre au creux de son exigence fragile // des corps qui tiennent à une ligne // on les caresse par la cage thoracique
illustration de couverture d’Aloïs Dubach
Récit débridé d’un imaginaire fantasque et gourmand, entremêlant un chant organique – hommage à un poète américain – et un face-à-face avec le terroir.
Dans ce roman, un journal de fin du monde sur les bords du Doubs, Julie Guinand transpose en toute sobriété le thème universel de la reconstruction de soi après une rupture, avec une belle inventivité et un humour salvateur.
photographie de couverture Guillaume Kaufmann
presse
L’écrivaine suisse romande signe un nouveau roman «de terroir» avec Survivante, sous forme de journal intime. […] Plongée dans les réminiscences de son amour révolu, la protagoniste se retrouve face à elle-même et endure la fin de son monde, «construire du neuf là où tout n’est que dévastation». Une écriture incisive, qui ne manque ni d’humour ni de justesse et emporte le lecteur dans son aventure survivaliste.
Déborah Badoux (blog.unifr.ch, 20 avril 2020)
[…] Écrit comme un journal de bord des instants d’angoisse et des petites victoires, Survivante parle de solitude, de trahison, de rupture et du combat pour surmonter toutes ces épreuves. Autant de défis que Julie Guinand relève, avec une pointe acérée d’humour bienvenu! Vincent Bélet, libraire (Générations-plus, avril 2020) […] Un carnet post-apocalyptique qui ne manque ni de réalisme ni d’humour. Mais un effondrement peut en cacher un autre… Comme on dit, «un seul être vous manque et tout est dépeuplé». Limpide dans sa dimension métaphorique, ce récit d’une reconstruction de soi après une rupture amoureuse l’est autant dans son écriture sobre et belle comme un paysage jurassien.
Blaise Guignard (Terre & Nature, jeudi 19 mars 2020)
Dans la collection «lieu et temps» qui réunit des auteurs neuchâtelois, Julie Guinand vient de publier Survivante. Elle fait partie de la nouvelle génération des écrivains romands. En Suisse, hormis les passionnés du genre, peu de lecteurs savent que la science-fiction a quelques fervents adeptes de plume. Certes, ils sont discrets. Peut-être que la Chaux-de-Fonnière leur emboîtera le pas. Son roman est une petite perle, de la science-fiction ancrée dans la réalité quotidienne. […] Un roman dystopique par excellence.
Bernadette Richard (Le Quotidien Jurassien, jeudi 13 février 2020)
Le jour où «la lumière s’éteint d’un coup», la narratrice ne s’inquiète pas trop: les coupures d’électricité, ça arrive, par ici. Sauf que cette fois, le courant ne revient pas. […] Survivante dépasse le récit d’une apocalypse, ou alors il faut comprendre ce terme au sens symbolique, puisque le lecteur découvre peu à peu que cette fin du monde est aussi la fin d’une relation. La survie, ici, passe par la reconstruction de soi et ce roman drôle, léger en apparence, prend une tournure émouvante, inattendue et fort originale.
Éric Bulliard (La Gruyère, jeudi 30 janvier 2020)
[…] Écrit comme un journal de bord des instants d’angoisse et des petites victoires, le texte proposé par les éditions d’autre part (collection Lieu et Temps) nous fait réfléchir sur beaucoup de sujets essentiels. On y parle de solitude, de trahison, de rupture, et du combat pour surmonter toutes ces épreuves. Autant de défis que l’auteure, Julie Guinand, relève avec brio et une pointe acérée d’humour bienvenu. Une belle découverte!
Estelle Monnat, libraire (Le Nouvelliste, mardi 7 janvier 2020 / Arcinfo, samedi 11 janvier 2020)
La fin du monde est toujours à la page chez les écrivains romands. Julie Guinand explore à son tour cet après dans Survivante. L’écrivaine chaux-de-fonnière, qui explorait déjà les parages de sa ville natale dans le rocambolesque Hors-la-loi en 2018, nous revient avec un court roman en forme de journal. […] Une prose qui préfère la sobriété au spectaculaire collapsologique, teintée d’humour et de candeur juvénile, mais habilement construite sous sa fausse légèreté.
Thierry Raboud (La Liberté, samedi 4 janvier 2020)