Auteur/autrice : Yves Robert

  • Protégé : séance de l’association De 7 à 9

    Protégé : séance de l’association De 7 à 9

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  • Protégé : compte-rendu – 16 février 2026

    Protégé : compte-rendu – 16 février 2026

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  • Protégé : sondage – prochaine séance

    Protégé : sondage – prochaine séance

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  • lave-linge en panne

    lave-linge en panne

    le lave-linge devra être changé – la gérance a demandé des offres aux fournisseurs… à suivre.


  • lave-linge en panne !!!

    lave-linge en panne !!!

    attention à ne pas faire de lessive avant réparation du lave-linge

    la gérance est prévenue et une intervention est programmée le

    merci de votre patience


  • hiérarchie

    hiérarchie

    se présenter en dessous

    En société, la notion de la hiérarchie n’est pas une chose séduisante, car elle force à l’établissement d’un classement à partir d’un système de critères dont la valeur est majoritairement issue des conventions sociales. De cette façon se construit un faux-semblant et l’omniprésence de cette semblance erronée se drape du costume attrayant de l’évidence.

    À défaut d’être charmé et de vénérer ce mensonge ou cette supercherie, seule l’hypocrisie permet de s’y conformer avec une sincérité factice ou abrutie.

    Quels subterfuges opposer lorsqu’on constate que ces hiérarchies habitent nos présents et dressent le cadastre de nos actions ou de nos rébellions, que la verticalité se présente avec la structure grisâtre d’une pensée univoque et détermine le degré de soumission depuis les bas étages jusqu’au sommet ?

    Depuis plusieurs années, mon travail se construit autour de l’écriture, un labeur long et fastidieux relevant plus le l’échec perpétuel dans le cas où mon écriture serait destinée primordialement au public, ou, de l’œuvre, soit avec la vision d’un ouvrage se construisant grâce à des qualités propres, pas forcément à la recherche de l’universel autoproclamé. Un parcours qu’il n’est pas forcément utile d’exposer à la multitude, et dont la valeur réelle est perçue d’abord par le voyageur tissant ses lignes et ses phrases.

    Dans les « dîners », si par malheur, répondant à une question, j’indique que j’écris, immédiatement dans l’échelle des hiérarchies, je suis placé par l’interlocuteur à un étage que je ne désire pas. Le niveau de langage se transforme et la discussion quitte le champ de la simplicité pour rejoindre le terrain des extrapolations et des connaissances supposées.

    Au début, j’éludais la difficulté tout en m’évertuant de ramener l’échange hors de ma « personnalité définie », mais le mal était fait.  Régulièrement, les regards acérés tentaient de percer à jour une « curieuse et touchante modestie d’artiste ». Une étiquette était désormais apposée et je ne pouvais m’en défaire. Il ne restait plus qu’à être désagréable ou rigolo.

    Fatigué, j’ai changé de stratégie et je me dévoile sous un jour différent, souvent inintéressant, réduisant mon travail, sans mentir, à sa réalité administrative, voire comptable ou totalement inutile.

    En me présentant en dessous (encore faudrait-il définir le sens de ce en dessous en regard de ce que nous croyons au-dessus), je reste dans les périphéries de l’anonymat et je peux entendre le monde, voire discuter du monde, sans être pollué par la position d’un statut particulier. De fait, les réalités exprimées apparaissent plus intègres.

    Mais que se passe-t-il quand un individu se présente au-dessus ?

    Je sais que les titres et la valeur hiérarchique attribuent des qualités en compétences qui ne correspondent pas forcément au réel. Depuis les étages supérieurs, les propositions sont mâtinées d’autorité et les fautes ne sont pas relevées ou mises en évidence, ce processus générant une médiocrité orgueilleuse, puisque l’erreur est « inexistante ».

    De manière plus large et non individuelle, la mise en place d’une verticalité est la première erreur d’une structure au moment de sa création, elle ouvre la porte à l’accumulation des faux-semblants et de la déresponsabilisation. Elle grave dans le marbre la présupposée évidence d’un chef indispensable (curieuse habitude des républiques), seul à même de diriger la barque dans la tempête et de connaître les bons caps.

    Ainsi cornaquées, les structure dysfonctionnement et les interactions internes ou externes passent du débat à l’affrontement, s’étouffent et s’enferment dans des arbitraires, habilement dissimulés par la communication.

    Inévitablement naissent les dérives autoritaires, pratiques courantes des irresponsables.

    jeunes étourdis, la nuit, courant après ce qu’ils croient être un Degas


    les hypothèses publiées

  • Protégé : documents pour la séance du 16 février 2026

    Protégé : documents pour la séance du 16 février 2026

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  • les poireaux

    les poireaux

    les mensonges se dévoilent en dehors du cadre

    Le poireau surnageant dans la soupe ne sait pas qu’il est un poireau, son corps végétal se défait jusqu’à l’essentiel, se brise sous l’effet de la chaleur, se « défribre », exhale ses saveurs, devient l’un de ces innombrables éléments embaumant les potages, puis il disparaît avec la digestion des estomacs et du temps.

    Imaginons un instant que le poireau soit doué de conscience, qu’il comprenne la réalité des brûlures et le tragique de son destin. 

    Se laisserait-il cuire par les chefs-coqs et gloutonner par des mangeurs ventripotents ?

    Imaginons qu’il ait la faculté de déplacement.

    Ne serait-il pas tenté de s’enfuir hors de l’eau frémissante ?

    Imaginons un instant que le miracle de la parole lui soit accordé.

    Ne serait-il pas enclin à prévenir ses congénères ?

    Imaginons que les poireaux se débattant dans le bouillonnement puissent entendre les avertissements.

    Pourquoi restent-ils sourds aux imprécations ?

    Parce que le cadre métallique et circulaire de la casserole est rassurant, rempli de promesses et éclairé par la certitude des gloires à venir.

    Le confort et la paresse, même mortifères, restent le confort et la paresse.

    Le menteur ment et sait qu’il ment, son auditeur sait qu’il ment et le menteur sait que son auditeur sait que le menteur est un menteur.

    Pourtant, l’équilibre social force à croire à la parodie, le bonheur est factice, mais le prix du dévoilement paraît trop élevé pour accepter la révélation de la réalité perverse.

    Tous les poireaux du monde se laissent bouillir avec la fausse conscience du réel, avec la certitude vaine d’un bonheur et d’une reconnaissance, avec la croyance en la bonté des cuisiniers, et avec la tranquillité thermale d’un bain se réchauffant à petit feu.

    Le seul moyen de comprendre le mensonge de la soupe est quitter la casserole, sortir hors du cadre, trahir ses frères et sœurs les poireaux.

    La liberté est une trahison, mais quelle trahison ?

    ceci n’est pas à un Degas, mais des nuages et de la vie


    les hypothèses publiées

  • Protégé : statuts et questions pour Ante

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