texte intégral / 36 pages / collection seul.e en scène / Atelier Grand Cargo / prix CHF 8.– / + frais de port / commande par courriel


 un extrait

Je suis curieuse de la comédie du monde et quand cette comédie s'efface, je l’invente. Un petit bal d'automne, des lampions et un tuba. La femme qui rêve traverse le temps, ne vieillit jamais. C’est une sorcière. Elle aime plus que tous. Elle aime. Le monde plie à son rêve, à son espoir. Ses paroles sont de la couleur et de la musique assemblées. Rêver la vie devient une poésie. Des mots qui marchent et se perdent. Il faut le savoir, un mot perdu finit toujours par être retrouvé. Les gens les plus ternes se font surprendre par les mots perdus. Ils s’encoublent dessus, trébuchent, tombent à terre, se font mal. On ne peut pas ignorer les mots perdus. Les mots doivent se prendre au mot, ils ont un sens, une émotion, un plaisir, une douleur. Tenez, aimer. Drôle de mot, aimer. Aimer est une douleur, une griffure qui s’apaise ou ne s’apaise pas. Aimer est une contradiction. Ça contient ce qui brise, ce qui rend le plus heureux au monde, l’un ne va pas sans l’autre. Aucun bonheur n’est capable de faire si mal...