Thomas Sandoz (2010) / dessin de couverture de Mandril / Prix Schiller 2011

Un jardinier est chargé du quartier des enfants d'un cimetière municipal. Cette situation réveille en lui le souvenir de lointaines tragédies. Avec l'imagination en rempart contre la souffrance, il se réfugie peu à peu dans une vie parallèle où chacun de ses gestes quotidiens a valeur d’œuvre réparatrice. Sans pathos, sans morbidité déplacée, juste pour contrer la maladie de l'oubli, Thomas Sandoz se mesure à l'un des ultimes tabous, celui de la mort des enfants en bas âge. Un récit entre ombres et lumières, retenu et désarmant.


Dans un style bref, sans fioritures, l'auteur nous fait partager cette touchante déraison qui l'amène à inventer avec ses «petits» une vie faite à la fois de souvenirs et de tout l'amour qu'il n'a pas eu.
Juliette David (Suisse Magazine, novembre 2010) 


Thomas Sandoz écrit avec une délicatesse de dentellière. La souffrance reste contenue, prise dans les plis d'une étrange mélopée. Magnifique.
Michel Audétat (L'Hebdo, 3 juin 2010) 


On se prend au jeu. On fait silence en observant la douce tragédie qui se joue là, chapitre après chapitre. Pour un peu on veillerait presque avec le jardinier, là-bas, au fond du cimetière municipal, dans le quartier des enfants morts.
Jacques Sterchi (La Liberté du 1er mai 2010) 


La vie qui côtoie la mort en permanence et qui s'exprime d'une manière très naturelle, presqu'organique, et très lumineuse aussi.
Geneviève Bridel (La première du 1er mai 2010) 


Ecriture efficace. Peu à peu se révèle le déclin du jardinier: très fort.
Eléonore Sulzer (Zone Critique Espace 2 du 30 avril 2010) 


Ce sont surtout les visions hallucinées des enfants morts qui m'ont marqué.
Sylvie Tanette (Zone Critique Espace 2 du 30 avril 2010) 


Pour le lecteur, c'est une plongée dans un décor infiniment triste, mais jamais morbide. Un roman étrange, mêlant la poésie à une question existentielle, la mort des enfants, qui reste chargée d'émotion trop souvent refoulée.
Bernadette Richard (L'Hebdo Salon du livre, avril 2010)