Claude Darbellay (2012) / image de couverture de Xavier Voirol

Ascension, grandeur et décadence d'un conseiller d'Etat, raconté au scalpel dans ses agissements politiques mais aussi dans ses dérives intimes. Une fiction plus vraie que nature.


L'ombre de l'ancien ministre est derrière chaque mot, pourtant son nom n'est jamais cité. Claude Darbellay nous ballade dans les coulisses du pouvoir et nous livre un portrait très cru de la politique.
Le 12:45 (RTS 1, 18 décembre 2012) 


Ecrit au scalpel, L'Affaire radioscopie la politique locale, cet univers impitoyable. Comment jouer avec la presse sans en devenir le jouet? à partir de quand un privilège devient-il un dû? Peut-on rester longtemps au faîte du pouvoir sans susciter envies et jalousies ? Et sans vouloir, inconsciemment, en être un jour délogé?
Un très bon livre, dense et éclairant, édifiant même sur les moeurs de nos hommes politiques, dont le seul défaut, peut-être, tient à la perfection de ses rouages: sa construction inéluctable débouche sur une fin qui ne surprend pas le lecteur. Mais le monde politique doit-il toujours nous surprendre?

Jean-Michel Olivier (blog TdG, 27 novembre 2012)


Certains penseront bien sûr à Mark Müller. Les Neuchâtelois auront plutôt devant les yeux Frédéric Hainard. Un peu léger, mais la plupart du temps bien conduit, l'ouvrage dénonce en fait de manière plus générale des dérives inquiétantes. Le pouvoir donne à des politiciens l'impression que tout leur devient permis. Un peu comme pour des traders, des promoteurs ou des rocks stars. Et ce n'est pas près de finir!
Etienne Dumont (Tribune de Genève, 26 novembre 2012)


Dans ce vif et court roman, Claude Darbellay nous emmène dans le monde, intime et professionnel, d'un conseiller d'Etat. L'écrivain neuchâtelois accompagne l'ascension rapide et la chute tout aussi brutale d'un personnage plus vrai que nature.
Entre les lignes (Espace 2, 21 novembre 2012)


Darbellay s'attache moins à la connaissance du personnage ou à ses motivations qu'aux ressorts qui font bouger une affaire, qu'il retrace avec distance, froideur et ironie. Il a aggloméré des caractéristiques, a créé un type, a cherché à retracer une réussite, quelques compromissions, une chute. Rien que du plausible (...) Un livre qui a valeur d'exemple. Plausible, on l'a dit.
Alain Bagnoud (Blogres, 23 novembre 2012)