Anne-Lise Grobéty (2008) / graphisme René Lovy

Le roman est une enquête littéraire qui tente de dénouer les raisons et surtout les déraisons de la présence d’une femme allemande à La Chaux-de-Fonds dans la tourmente de la fin de la guerre 39-45. Dans les noeuds complexes et improbables de l’Histoire, l’auteure tisse un chant singulier, une véritable ode dédiée à la passion et à la musique.


Un mot peut être un minuscule poème récapitulatif (...) et une révélation finale: ceci est une histoire d'amour. Le tempo enlevé du récit, l'inventivité de l'écriture réservent des surprises au lecteur: rires, embardées chronologiques, émotions.
Rose-Marie Pagnard (Le Temps, 27 septembre 2008) 


L'auteure tient le lecteur en équilibre sur le fil d'un habile suspense grâce à sa maîtrise du rythme - du récit et de la phrase. Silences soigneusement aménagés et brusques accélérations, musicalité d'une écriture riche d'images inédites, tonalité dominante sur laquelle se greffent des motifs que l'on retrouve plus loin comme autant d'échos.
Anne Pitteloud (Le Courrier, 22 juin 2008) 


Ce joli livre remet en selle un auteur neuchâtelois, actif depuis bientôt quarante ans (...) Gageons que L'abat-jour, où l'on sent parfois un écho de la Monique Laederach de Trop petits pour Dieu (1982), saura trouver son public. Quand ils se révèlent bien agencés, les mots aussi dégagent leur musique.
Etienne Dumont (La Tribune de Genève, 2 mai 2008) 


De ce passé, le récit exhume un secret de famille qui contribue à donner un sens à «la fin de l'obscurcissement». Un thème récurrent, un fil rouge pour dire à la fois la mise en lumière de ces destins individuels et la débâcle de l'Allemagne nazie.
Dominique Bosshard (L'Express, 5 juin 2008) 


Parcouru de plusieurs veines, ce dessin complexe et chatoyant se déguste avec le plaisir du détachement.
Loyse Pahud (Fémina, 8 juin 2008)