Jean-Marie Adatte (2007) / encre de Chine d’Anne-Charlotte Sahli

Cinq nouvelles qui sont autant de parcours d'individus confrontés à une géographie existentielle passablement tourmentée. Le voyage est ici une exploration intime qui ne manque ni de sel ni de piquant.


Jean-Marie Adatte signe des nouvelles haletantes et hantées qui disent le tremblement de notre temps. Une expérience forte (…) Des personnages entêtés et entêtants que le texte, que la forme se plaît à dissimuler, pour délivrer les plaies peu à peu avec une délicatesse sombre, une cruauté sobre, mais sans jamais se soucier de séduction (…) Des nouvelles cruelles et sans concession qui questionnent le dérèglement de l'homme et l'acte d'aimer écrire, d'écrire aimer et d'ensanglanter l'amour écrit.
Alexandre Caldara (L’Impartial, 27 mars 2007) 


Mais que Jean-Marie Adatte a du talent! Cet enseignant jurassien à la retraite a du coffre (littéraire...) quand il s'engage par le biais de la nouvelle dans l'errance géographique. Et engage le lecteur dans une alchimie essentielle: la marche, la déambulation réflexive (…) L'écriture de Jean-Marie Adatte a cette générosité. Etre au monde, y engloutir son moi pour vérifier ce qui en ressurgit.
Jacques Sterchi (La Liberté, 14 avril 2007) 


Jean-Marie Adatte plante un décor faussement banal pour des personnages dont la vie se trouve à un tournant qu'ils ne savent pas comment prendre. Du caractère pour une écriture sans chichi, mais travaillée, poétique et habitée.
Isabelle Falconnier (L'Hebdo, avril 2007) 


Je tiens L'homme qui aimait les vécés pour le plus fort des cinq récits. Bien peu d'écrivains, à  ma connaissance, ont su évoquer avec autant de crédibilité l'insignifiant, décrit et commenté comme d'autres décrivent l'essentiel (le tragique, l'âme tourmentée et tout le fourbi). Je ne compare cette prouesse qu'à celle de Queneau dans Les derniers jours.
Roger-Louis Junod
Jean-Marie Adatte possède la faculté de se mettre dans la peau des autres, que ce soit celle d'une femme, d'un accidenté de la route ou d'un chat. Son imagination est vive, sa sensibilité au paysage remarquable.
Chantal Calpe (Jura Pluriel, mai 2007) 


Adatte excelle à explorer le clair-obscur des êtres qui s'enferment dans leurs secrets, et qu'une circonstance imprévue de la vie brusquement libère ou au contraire anéantit. Un très beau livre à découvrir.
Jean-Michel Olivier (Scènes Magazine, juin 2007) 


Précise et délicate, épurée, la plume de Jean-Marie Adatte exprime à merveille les sentiments les plus troubles au fil des cinq nouvelles de Dérapages, (…) autant de sujets graves où pointe souvent l'humour, derrière l'élégance du style. Un régal.
Anne Pitteloud (Le Courrier, 12 mai 2007) 


Je relève des passages dont le style m'a semblé à la fois éblouissant et juste, lyrique et mesuré: une sorte de grâce s'installe dans l'écriture même, grâce due à  l'évidente beauté des choses.
François Beuchat