Alexandre Caldara (2018) / illustration de couverture d’Aloïs Dubach


avant d’écrire dans le tumulte parfois placide // des paysages des bourrasques de Neuchâtel // m’adresse aux monticules tracés à la règle // à la pointe par Aloïs Dubach prends mon élan // lustre mon déséquilibre au creux de son exigence fragile // des corps qui tiennent à une ligne // on les caresse par la cage thoracique

Récit débridé d’un imaginaire fantasque et gourmand, entremêlant un chant organique – hommage à un poète américain – et un face-à-face avec le terroir.


D’un bout à l’autre, «les voix se juxtaposent/s’enchâssent/se criminalisent», et aussi bien, ce sont les juxtapositions, les ellipses et les contractions criminelles, dans le sens inhabituelles et transgressives, qui font sens dans ce texte poétique et musical dont on dirait de l’écriture automatique, et dont les contrastes et la mise en page impriment la rétine.

Laurence de Coulon (Le Nouvelliste, 18 décembre 2018)


Ce petit «récit débridé», comme le décrit l’éditeur en quatrième de couverture, témoigne d’une littérature qui rue dans les brancards (…) À première vue, peseux paterson apparaît tel un OVNI, des bouts d’histoires qui s’enchaînent presque sans queue ni tête. En vérité, après lecture, et quoi qu’en dise l’auteur, le récit entremêle à sa famille italo-espagnole largement évoquée, le village de Peseux où il vit, William Carlos Williams, poète et médecin américain, à qui la ville de Paterson a inspiré son ouvrage le plus important. Et aussi la mystérieuse et «insolente AOI», fille assurément désirable et désirée par la plume, le corps et le coeur de l’écrivain.

Bernadette Richard (Le Quotidien Jurassien, 13 décembre 2018)


D’entrée de jeu, son village, il le dit «ingrat donc sublime». Ce lieu est celui de l’évasion vers les origines catalanes et toscanes du poète. Mais pas seulement. La forêt de Peseux apparaît comme une respiration, sensuelle, sans ponctuation: «J’imaginais à foison comme dans un étau une forêt de femmes au souffle court à l’haleine torréfiée qui ne cessaient élastiquement de nous prendre et relâcher».

Frédéric Mérat (ArcInfo, 8 décembre 2018)