l’un présente son nouveau roman, l’autre l’ébauche d’une nouvelle pièce de théâtre – le plaisir entre deux frères de croiser leurs regards sur leurs écritures respectives


Trois enquêtes de “M.” – Claude-François Robert – roman

Je suis Spiegel.

Qui est Spiegel ?

Pourquoi laisse-t-il des traces de son passage dans des endroits incongrus ?

Quelle va être la réaction de la sécurité intérieure quand ils auront entre leurs mains la dernière pièce de théâtre de Vlad ou le microfilm de l'écrivain dissident Sol ?

M., un haut responsable de la sécurité, ne lésine sur aucun moyen pour déchiffrer ces énigmes. La sûreté de l’Etat en dépend.

Texte hilarant, quel est donc ce léger sentiment de malaise qui se faufile dans l’esprit du lecteur ? Car M. nous fait revivre de grands moments de l’histoire. On rit et on se rassure : c’est du passé, quoique…

Un agent très spécial, des femmes prêtes à tout, des psychiatres dévoyés, des trafics à la frontière, des enjeux de pouvoir au plus haut niveau de l'Etat.

Plongez dans les archives du régime et ses secrets avec M.


La rivière à la mer – Yves Robert – ébauche d’un seul en scène

Dans un spectacle précédent, Le lieutenant de guerre, une réplique traduisait mon “état d’esprit” sur le monde. Je suis la révolte et la colère, ce n’est pas un sentiment, c’est un état. La question qui se pose à ce jour est de savoir comment j’ai transmuté d’une émotion éphémère et incontrôlée vers un état stable et réfléchi.

Que représente une colère hors de l’émotion ? Et quelle est son origine ?

Voilà deux des questions, entre d’autres, qui habitent la première version de ce monologue.

La rivière à la mer, parce que c’est le voyage d’un torrent impétueux issu de la montagne, passant par les méandres assagis au cœur des plaines jusqu’à la force apaisée d’un fleuve se joignant à l’océan, masse profonde et placide en apparence.

La colère est un péché capital, mais ne serait-ce pas plutôt l’expression d’une légitime révolte ?